Quelques années après la mort de tous mes oiseaux, vers mes 12-13 ans, j'ai reçu un mâle de lapin d'un vieil oncle et mes parents m'ont acheté quelques femelles.
Un petit peu après, une dame m'a donné un petit coq.
Avec tout ça, mon grand-père a construit un chalet de 3 mètres sur 3 pour y mettre les lapins et y faire un poulailler. Des poules ont suivi ... des poussins ... des jeunes de lapins ... Une petite ferme se construisait.
En tant que petit fils d'agriculteur du côté de ma maman et du côté de mon papa aussi, rien de plus normal. Je dis tout de suite que je ne suis pas fier d'être petit-fils d'agriculteur car c'est un monde de cons : ils pensent travailler beaucoup et ils pensent ne rien gagner. Pourtant, les fêtes des mariages de mes cousins / cousines ont coûté très cher : aux alentours de 20 000 euros. Peu de personnes savent se payer ça. Mon parrain a remis sa ferme 1 500 000 euros ... et dire qu'ils mendient pour leur lait ...
Soit. Tout le monde a un peu plus de mal avec la crise.
Petit à petit, le nombre d'animaux et le nombre d'abris grimpaient. J'ai eu la chance que mes parents avaient un grand terrain.
Je me suis retrouvé avec des lapins, poules, faisans, cailles, cochons d'Inde, oies, canards, bernaches, sarcelles, pintades, moutons, chèvres, dindes ...
Et quand on tuait les poulets ou les dindes, c'était autre chose qu'au magasin. Les dindons pesaient pas loin des 20 kg et un os de poulet fermier, vous pouvez essayer de le casser en deux, ça vous sera impossible ... pas comme les soit-disant poulets du magasin.
Vers mes 18 ans, je suis parti à l'université (Faculté Polytechnique de Mons - Ingénieur Civil) et mes parents ont pris la relève en réduisant drastiquement le nombre.
Fin du chapitre 2.